Seul l’amour t’a appelé à la mission, seule sa voix nazaréenne est devenue en toi raison et destin, entrailles et racine, dénonciation et louange…
Tu as décidé d’unir ton cœur à celui des peuples amazoniens. Et dans leurs visages, tu as reconnu son visage ; dans leurs histoires, l’histoire du Dieu-avec-nous. Dans leur langue, tu as appris le langage de l’amour.
Et tu es devenu fleuve et pirogue, écoles et chemins. Tu t’es immergé et ancré dans la vie des peuples natifs.
Tu as uni ta voix à leur cri pour la dignité. Tu t’es impliqué et parfois compliqué, tu es devenu complice de l’Esprit, et les esprits de la forêt te gardaient.
Et il n’y eut ni naufrage, ni contradiction, ni pouvoirs abusifs capables de te faire renoncer.
Continue, Père, à nous insuffler ta passion, que le cours des fleuves nous mette en mouvement et nous donne le courage de prendre soin et de défendre cette terre qui est splendeur, drame et mystère.