Appelés par le Christ : Un chemin de gratitude et de vocation

Le cœur rempli de gratitude, je loue et remercie le Seigneur pour le don de notre retraite de cinq jours à Baguio. Entourée de paix et de beauté, j’ai pu me concentrer, réfléchir et entrer profondément dans la présence de Dieu. Je suis particulièrement reconnaissante à nos formatrices, Sœur Rose et Sœur Tina, ainsi qu’à tous les novices, pour nous avoir guidés dans notre préparation à l’engagement envers le Seigneur. L’atmosphère sereine, les repas nourrissants et, surtout, la puissance de la prière ont fait de cette retraite une véritable bénédiction. Par la prière, nos esprits se sont ouverts, nos cœurs se sont apaisés et nos âmes se sont élevées.

Le premier jour, notre thème était « Appelés par le Christ » : l’initiative de Dieu dans la vocation et la grâce d’être choisis. J’ai médité sur la question : Quand ai-je ressenti pour la première fois l’appel de Dieu ? Je me suis souvenue d’un coucher de soleil de mon enfance. À quatre heures de l’après-midi, seule sur une colline, je contemplais le ciel baigné de lumière. À cet instant, j’ai entendu un doux murmure dans mon cœur : « Zélia, viens et suis-moi. » J’ai gardé cette voix en moi jusqu’à ce que je réponde enfin à travers notre Congrégation. Je comprends maintenant que Jésus m’a véritablement appelée, non pas parce que je suis parfaite, mais parce que je suis imparfaite et aimée. Ma vocation est un don, et je l’accueille avec joie : vivre simplement, partager l’amour universel et le suivre où qu’il me conduise.

À travers l’identité dominicaine, j’ai appris à appartenir plus profondément au Christ en vivant les quatre piliers : la prière, fondement de la vie. Elle me garde fidèle, approfondit mon intimité avec Dieu et m’enseigne à vivre dans la vérité. Sans prière, je ne peux rien faire. L’étude, chemin de la connaissance, qui m’aide à défendre la vérité, à exprimer la foi et à répondre aux besoins de notre temps. La vie communautaire, école de charité, de patience, de pardon, de compassion et d’humilité. Elle m’appelle à vivre dans la joie, la liberté et l’ouverture à la transformation. Ma mission : un appel au service, offrir pleinement ma vie à Dieu en évangélisant les pauvres et en étant présent là où l’Église a le plus besoin de nous.

Alors que je me prépare à donner ma vie au Seigneur, je médite sur les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance : une alliance d’amour. La pauvreté est la liberté du cœur, vivre simplement et faire confiance à Dieu plus qu’aux biens matériels. La chasteté est un cœur sans partage, appartenant entièrement à Dieu et exprimant l’amour universellement. L’obéissance est écouter avec humilité et foi, discerner avec confiance et se soumettre à la volonté de Dieu ; non pas une soumission aveugle, mais une profonde ouverture. Ces vœux ne consistent pas à se perdre, mais à appartenir pleinement à Dieu. Comme Jésus l’a dit dans Luc 9, 23 : « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix et qu’il me suive. »

Pour vivre ces vœux authentiquement, je dois aussi accepter mon humanité : mes faiblesses, mes limites et ma fragilité. Je me demande : est-ce que je permets à Jésus de me façonner chaque jour ? Souvent, je me rends compte que je ne suis pas pleinement ouverte. Je manque de confiance, je doute. Pourtant, le Christ m’invite à laisser sa grâce me transformer. La guérison commence lorsque je cesse de faire semblant que tout va bien. Je m’efforce de pratiquer les trois A : Conscience, Acceptation et Reconnaissance. Ce faisant, je peux vivre joyeusement en communauté, grandir en maturité et être plus libre d’aimer et de servir.

Cette retraite m’a rappelé que la vocation est un don, une alliance et un choix quotidien. Je suis appelée non pas parce que je suis parfaite, mais parce que Dieu m’aime dans mon imperfection. Par la prière, l’étude, la vie communautaire et la mission, je marche sur le chemin dominicain. Par la pauvreté, la chasteté et l’obéissance, j’appartiens pleinement au Christ. Et par la conscience, l’acceptation et la reconnaissance, je continue de grandir pour devenir la sœur joyeuse qu’il m’appelle à être.

Zelia Francisca Antonia Maia – Novice, Quezon City, Philippines

 

Compartir esta publicacion